Artiste associé

Aurélien Bory

Aurélien Bory est né à Colmar en 1972. Ses études de physiques à l’Université de Strasbourg l’amènent à travailler dans le domaine de l’acoustique architecturale. Il interrompt ce parcours scientifique en 1995 et intègre le studio de création au sein du Lido, Centre des arts du cirque, à Toulouse. Il rencontre au Théâtre Garonne Mladen Materic, auprès duquel il se forme, et intègre sa troupe, le Théâtre Tattoo.

Il fonde la Compagnie 111 en 2000 à Toulouse. Il développe un théâtre physique, singulier et hybride, à la croisée de nombreuses disciplines (théâtre, cirque, danse, musique, arts visuels). De La trilogie sur l’espace, projet fondateur marqué par la collaboration avec le new-yorkais Phil Soltanoff, à sa dernière création aSH (2018) en passant par Espæce (2016) créée pour la 70e édition du Festival d’Avignon, son répertoire de onze spectacles est largement diffusé sur la scène internationale.

Aurélien Bory est soutenu par de nombreux théâtres, notamment le TNT – Théâtre national de Toulouse et le Grand T théâtre de Loire-Atlantique à Nantes où il a été artiste associé entre 2011 et 2016.

Sa réflexion sur l’espace l’amène à investir de nouveaux champs artistiques tels que l’Opéra, les arts plastiques, l’architecture et l’urbanisme. Il mène à Toulouse une préfiguration artistique et architecturale pour inventer un nouveau de lieu de création dans les murs de l’ancien Théâtre de la Digue.

 

Exposition « Piano Piano » au Cloître des Jacobins, du 26 juin au 29 septembre 2019

Piano Phase de Steve Reich est une œuvre créée pour deux pianos, mais dont le principe est découvert avec des magnétophones. En superposant deux phrases musicales identiques, et en accélérant l’une des bandes, Steve Reich invente le phasing, un déphasage musical qui laisse entendre de nouveaux motifs. Plus tard Anne Teresa de Keersmaeker crée sur cette musique,  Fase, une chorégraphie où deux danseuses synchronisée tournent sur elles-mêmes et déphasent leur rotation en suivant le phasing de la musique. J’imagine Piano Piano, comme la superposition des deux œuvres : deux pianos mécaniques jouent Piano Phase et tournent sur eux-mêmes. À la superposition, qui est le principe de Piano Phase, s’ajoute l’histoire d’une œuvre, qui a glissé des magnétophones, aux pianos,  de la musique au mouvement, pour revenir ici à sa mécanique première, le cycle.

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